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dimanche 21 octobre 2007

Au revoir Lampertheim

Nous avons quitté Lampertheim, mais avant de vous parler de la République Tchèque, nous souhaiterions délivrer encore quelques informations :


Quelques mots d’appréciation sur notre passage

Nous avons apprécié ce séjour dans la petite ville résidentielle allemande. La proximité avec un affluent du Rhin, lui offre un cachet intéressant mis en valeur notamment par une réserve naturelle. Cette proximité lui impose aussi certaines contraintes : une partie de la ville est située sur un marais asséché, d’où une humidité importante ; et elle doit se prémunir face aux crues importantes. En ce moment, un grand projet d’aménagement occupe Alexander Ochmann. Il est financé en partie par le programme Interreg de la Commission Européenne. Il permettra à la ville de se prémunir des crues centenaires, qui pourraient avoir des conséquences dramatiques étant donné l’activité humaine (industrie et habitat) développée ici (notamment des industries chimiques). Cela pose le problème de la gestion des catastrophes dîtes naturelles. Elles sont appelées catastrophes pour les dégâts qu’elle provoque sur l’ensemble des activités de l’homme. Elles seront amenées à devenir plus fréquentes de part l’extension géographique de l’activité humaine et le réchauffement climatique. C’est en partie ce pourquoi ce projet d’aménagement du lit du Rhin a été mis en place.

Un champ dans le lit majeur du vieux Rhin

D’autre part, nous tenons à souligner l’excellent accueil qui nous a été réservé. Alexander Ochmann a notamment organisé et suivi la plupart de nos rencontres. Nous en profitons pour rappeler que l’accueil dont nous avons bénéficié dans chaque ville a été excellent, et que cela est remarquable.

Enfin, dernière remarque, Lampertheim est une petite ville comme il en existe probablement de nombreuses en Allemagne. Dans le cadre de notre recherche d’initiatives reproductibles, c’était donc un exemple intéressant puisqu’il réunissait très peu de conditions particulières.

Voici (ci-dessous) les deux derniers points que nous voulions développer : la remise de 2 bagues solaires et l'expérimentation d'un moteur de production d'électricité à la station d'épuration.



Le vieux Rhein en fin de journée

L'agence de l'énergie du coin

Lampertheim ne dispose pas d'agence locale de l'énergie. L'agence de conseil la plus proche se trouve à Heppenheim, à 25 km de Lampertheim. Grâce à Alexander Ochman notamment, nous avons pu rencontré nous y rendre pour rencontrer l’un des trois acteurs de cette agence.

Rendez-vous à Heppenheim pour discuter avec Claudia Felske de SEBZ, le service de conseil en énergie du Kreis Bergstrasse (cf. article précédent) et de ses 260 000 habitants. Une agence de l’énergie est globalement « un centre d’information » sur l’énergie. Elle peut aussi réaliser certaines prestations dans le domaine de l’énergie pour des particuliers, des entreprises ou les collectivités locales. C’est le cas du SEBZ à Heppenheim. Il est composé d’une secrétaire et deux spécialistes de la question énergétique. L’un des deux est donc Claudia Felske. Elle est chargé des relations avec le public et est spécialiste dans le domaine de la construction. Son collègue, M. Bernd Müller, est spécialisé dans les systèmes de chauffage.

Claudia a de nombreuses missions. Elle accueille les habitants qui souhaitent entreprendre des travaux de rénovation ou installer des panneaux solaires chez eux. Elle va chercher à les motiver et les orienter, en utilisant en particulier l’argument économique, afin qu’ils entreprennent ces travaux. Elle organise aussi des conférences ou intervient dans celles-ci à la demande de commune du Kreis Bergstrasse, organise des activités à destination des enfants afin de les sensibiliser, ils éditent annuellement un journal de l’énergie et du climat à disposition dans les mairies

Cet organisme propose des conseils neutres et gratuits. Toute la population du Kreis y a accès, mais seul un faible pourcentage de celle-ci fait appel à ses services. A ce propos, il existe probablement une agence de l’énergie près de chez vous. Cette agence existe depuis 16 ans, et était à l’origine une association privée de conseil sur l’énergie solaire. Aujourd’hui, l’agence est financée par le Kreis et les communes du Kreis qui sont dîtes côtisantes.


Un petit , petit, petit port sur le vieux Rhin

Revenons à Lampertheim ...

Messieurs Ochmann (service environnement et assèchement de la ville) et Köthe (chef du service bâtiments) ont aussi un rôle de conseillers auprès de la population et de la mairie. Cependant, l’énergie n’est pas leur seul domaine d’intervention. De plus, ils ne sont pas aussi indépendants que le SEBZ. Leurs conseils ne sont peut être pas toujours aussi bien entendu que lorsqu’ils sont prodigués par quelqu’un de l’extérieur, comme le SEBZ…

M. Ochmann est notamment responsable du « Forum Energie & Umwelt » (« Energie et Environnement »). Ce Forum donne lieu à une exposition conférence, deux à trois fois par an. Plusieurs thèmes y sont traités à destination du public ou de spécialistes, comme : la construction et la rénovation du présent tournée vers l'avenir (construction passive et à basse consommation, rénovation des anciens et nouveaux bâtiments), utilisation et distribution des énergies renouvelables. Mais il est à déplorer que ce type de manifestations ne suscite qu'un faible intérêt de la part de la population. Il n'y eut que 20 à 30 personnes lors de l'exposition sur les maisons passives.



Un bâtiment de ferme sur lequel reposent des panneaux photovoltaïque

Un projet pilote sur la station d’épuration de la ville

La station d’épuration (STEP dans le jargon) de la ville, produit lors du traitement de l’eau des boues d’épuration. Ses boues composées en grande partie de matière organique peuvent être digérée par des bactéries. Selon les conditions (température, nature du substrat, …) de la digestion, certains types de bactéries sont plus ou moins actifs. Si le digesteur est maintenu à 35-40°C dans des conditions anaérobies (sans oxygène), certaines bactéries productrices de méthane peuvent se réserver une belle part du « gâteau boueux ». Le méthane étant un combustible tout à fait intéressant, ce type de digestion est souvent recherché.

A Lampertheim et à Martigny, les stations d’épuration que nous avons vu pratiquaient toutes deux ce type de digestion. Le méthane récupéré est alors utilisé dans un moteur qui peut produire de la chaleur et éventuellement de l’électricité. A Martigny, les deux étaient produits. La production d’électricité couvre 12 % des besoins de la STEP, celle de chaleur permet de maintenir le digesteur à 35-40°C toute l’année.

A Lampertheim, un tel projet était à l’étude. Mais lors du choix du moteur, il s’est présenté l’option d’un moteur « expérimental » : le moteur stirling. Il fonctionne avec un seul cylindre et avec une source de chaleur dont la température est peu élevée (50°C). Ce moteur fonctionnait déjà correctement avec le méthane récupéré de la fermentation des déchets solides. Il n’avait pas été testé avec le méthane des stations d’épuration. Le développeur de ce moteur donc pu le tester dans ces conditions. La STEP fournit le gaz, le développeur installe tout le système nécessaire. Il s’est avéré après un (dys)fonctionnement de quelques mois que le gaz produit n’est pas assez pur pour un tel moteur. Cependant, cet expérience n’a rien coûté à la STEP (éventuellement un manque à gagner). Il sera de plus prochainement installé : soit un filtre pour le méthane (coûteux), soit un nouveau moteur fonctionnant différemment.

Voilà donc les deux derniers points que nous voulions développer sur le passage du projet dans la petite ville allemande.



La (petite) place du marché de Lampertheim

Merci donc à Lampertheim et à ses habitants de nous avoir accueilli et auf wiedersehen.

vendredi 12 octobre 2007

Lampertheim et Prix Nobel de la Paix

Alors que nous repartons dimanche pour Prague, voilà quelques nouvelles et images de ce coin de l’Allemagne. Mais avant, nous venons d’apprendre que le Prix Nobel de la Paix a été attribué conjointement cette année à « deux » acteurs importants de la prise en compte du problème du changement climatique.

La place du marché à Heppenheim

Tout d’abord Al Gore, qui a été à l’initiative, a produit et assurer la promotion d’un film : « Une vérité qui dérange » (titre français). Ce film avait pour but de présenter au grand public les effets du changement climatique afin de l’attirer son attention sur ce phénomène. Il a ainsi contribué à la sensibilisation du peuple planétaire (puisque ce film a été diffusé aux quatre coins du monde). Ensuite, le GIEC, ou IPCC en anglais. Le Groupe d’expert Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat, réunit comme son nom l’indique, 600 experts (économistes, scientifiques, politiques, …) de 40 pays afin d’établir des constats et perspectives sur l’évolution du système climatique.

Pause détente : vu à Lampertheim

Réunis en 1995, 1999, 2003 et 2007, ces groupes ont rédigé à chaque fois trois rapports (au sein de trois groupes de travail). Ces rapports traitent des effets, origines, mesures à prendre concernant l’évolution du climat sur terre. Contrairement aux autres réunions (durant lesquelles des tendances se dégageaient, de plus en plus fortes), cette année les réunions ont fait l’objet d’un large consensus : « Le réchauffement du système climatique est sans équivoque » concluait un rapport. De plus, il y a 90 % de chance que la combustion des carburants fossiles (principale source d’émission de gaz à effet de serre) entraîne des vagues de chaleurs plus importantes et plus de pluies torrentielles.
Ce large consensus est fondamental pour la prise de mesure aux échelles internationales, nationales et locales. Ces rapports permettent aux politiques de se baser sur un travail d’experts n’étant plus discuté que par quelques scientifiques et des lobbys influents aux Etats-Unis.
Ce prix Nobel attribué aujourd’hui contribue à son tour à accentuer la reconnaissance de ce phénomène et à appeler à un renforcement des efforts.

Jolie ruelle à Heppenheim

Après cette parenthèse internationale, voici donc les nouvelles locales :

Le « complexe piscinier » et son mode de chauffage…
Lampertheim dispose d’un complexe de bassins pour la baignade. D’une surface totale de 12 ha, ce complexe comprend un grand étang, deux piscines extérieures contenant 4000 m3 d’eau et une piscine intérieure de 360 m3. Ce complexe est géré par une société, filiale de la mairie de Lampertheim. Le système de chauffage est ici particulier. En effet, la société a signé un contrat avec un fournisseur qui lui apporte toute l’énergie nécessaire au chauffage. Ce fournisseur a en effet décidé (stratégiquement) d’implanter une grosse unité de cogénération sur le site de la piscine.

Pause détente n°2 : Chemin vers la piscine

Une unité de cogénération est un moteur qui produit, à partir d’un carburant (gaz, fuel, …) de l’électricité (avec un rendement de 20 % par exemple), et qui valorise une partie de l’énergie restante (à hauteur de 60 % par exemple, qui se trouve sous forme de chaleur). Ainsi, la chaleur (récupérée de la fumée de combustion et par un système de liquide de refroidissement), habituellement perdue, est ici vendue. Ce procédé améliore fortement le rendement énergétique d’un moteur. Dans notre cas, il s’agit d’une unité d’une puissance de 420 kW pour l’électricité et de 420 kW pour la chaleur. Un tel moteur ne peut fonctionner que si la chaleur est utilisée. C’est pourquoi la piscine est une aubaine pour le fournisseur, qui gagne de l’argent grâce à la production d’électricité verte (car le combustible est un biocarburant, issu du colza et qu’il s’agit d’une unité de cogénération), et trouve un puit de chaleur pour toute l’année qui achète la chaleur sous-produite (la vente de chaleur ne constitue en soi pas une réelle source de revenue ici).

Pour la société de la piscine, c’est aussi une chance car le contrat est très avantageux, il permet de chauffer les piscines extérieures en été, mais aussi légèrement en hiver pour éviter qu’elles ne gêlent, et ne demande aucune intervention sur les infrastructures de chauffage.

Bâtiment du conseil à Heppenheim


2 projets de communication originaux

1. Pour le premier, une tombola fut organisée pour les habitants. A gagner : quelques photographies de leur maison avec un appareil thermographique. Cet appareil permet de détecter l’intensité des pertes de chaleur partout sur la surface extérieure de leur habitat. Les zones de mauvaises isolations sont ainsi mises en évidence, ils pouvaient alors éventuellement s'engager à y remédier.

2. Un projet organisé pour les enfants est aussi très intéressant. Les élèves des collèges de Lampertheim ont été chargés d’une véritable « chasse aux trésors ». A la suite d’un pari entre une personnalité du monde de l’énergie solaire et d’un conseiller de la communauté (de communes) de Bergstrasse (regroupant 22 communes dont Lampertheim), ils ont été amenés à compter le nombre de panneaux solaires présents dans la commune et de totaliser leur surface. Ceci a permis à la ville de connaître cette surface et aux enfants de se sensibiliser. Le nombre de m2 de panneaux solaires par habitant a ainsi été estimé à 0,3 m2 par habitant. Le pari portait sur la surface de panneaux dans tout le Bergstrasse : est-elle plus importante que la surface de la centrale de panneaux photovoltaïques la plus grande du monde (46 000 m2 soit 8 terrains de foot) ? Le pari a été gagné par le conseil du Bergstrasse et par les enfants.


La prochaine fois, nous conclurons sur Lampertheim en vous racontant comment nous nous sommes vus décerner deux pin’s solaires, mais aussi un projet pilote sur la station d’épuration…

Les magnifiques pin´solaires (le beau c´est le mien (Thomas), à droite)

Enfin une petite prouesse technique, c´est aussi pour tester la mise en ligne de vidéo :



Visiblement, c'est pas encore au point...

mardi 9 octobre 2007

Lampertheim : entre ville et campagne

Après quelques petites péripéties, nous avons fini par arriver à Lampertheim mercredi dernier au soir, après une journée de voyage depuis Bruxelles. Et c’est avec plaisir que nous avons été amenés depuis la gare à notre nouvel appartement, par notre hôte, en personne. Nous habitons donc chez M. Decker, grâce à la mairie de Lampertheim qui nous a gracieusement offert ce logement.

Notre logement (non c´est une blague c´est la maison du conseil municipal)

Notre accueil à Lampertheim, 30 000 habitants, commençait bien. Et ceci a continué le lendemain matin, alors que nous avions rendez-vous avec notre interlocuteur à Lampertheim, M. Alexander Ochmann, ingénieur conseiller municipal, du service « Umwelt und Stadtentwässerung » (Environnement et assèchement de la ville). Celui-ci avait fait venir deux autres responsables : M. Michael Köthe, Fachdienstleiter in Fachdienst Hochbau (Chef du service bâtiments) et M. Dirk Eichenauer : Fachdienst Kultur, Jugend und Vereine (Service culture, jeunesse et association).

Notre première rencontre (respectivement M.Köthe, M.Ochmann, M.Eichenauer et Mlle Alba)


Nous nous sommes tous présentés et avons ainsi fait connaissance. Une fois de plus, ils étaient très curieux de savoir la raison qui nous avait poussés à choisir Lampertheim plutôt qu’une autre ville…

Sachez enfin que Lampertheim est jumelé avec 6 villes européennes dont Dieulouard et Ermont (95, patrie de Gaël, pour l’instant en Chine).


Petite présentation de Lampertheim

La ville de Lampertheim se trouve dans le Sud-Ouest du land de la Hesse, dans « l’arrondissement » de Bergstrasse, « rue de la montagne », au creux de différentes forêts (Forêt Noire, Vosges…). Elle se trouve à égale distance de Mainz (Allemagne, marque de ketchup ...?) et Bâle (Suisse), et proche de la ville de Manheim.
La ville est implantée au bord d'un bras du Rhin, « Vieux Rhin ». C’est une ancienne zone de marécages, qui nécessita des opérations d’assèchement. Les sols sont donc sableux et permettent la croissance de plantes fragiles comme les asperges, qui font aujourd’hui la renommée (locale) de la ville. Une « Reine des asperges » est ainsi élue chaque année. L'activité agricole de Lampertheim est ainsi plutôt dynamique. La ville ne se caractérise par aucune spécialité industrielle.

Le vieux Rhin

L'habitat de la ville est plutôt étalé. Les bâtiments municipaux se concentrent autour d'un petit centre. Lampertheim est une ville essentiellement résidentielle. Son attractivité provient plus du confort de vie qu'elle propose que des opportunités de travail dont elle dispose.

Venons-en au compte-rendu de notre rencontre

Les maison en colombages sont légions

La ville de Lampertheim ne dispose pas de « commission développement durable » comme à la Communauté Urbaine du Grand Nancy, ou de « cellule développement durable » et d'un responsable énergie comme à Anderlecht, mais de deux ingénieurs travaillant pour la mairie, Messieurs Ochmann et Köthe cités responsable de mettre en place des projets dont certains peuvent avoir pour conséquence de limiter les émissions de gaz à effet de serre de la ville.



Le vieux Rhin sous un matin mystérieux

Un pas important pour la commune a été la participation au « projet de protection du climat » du « réseau des trois villes », « 3-Städte-Klimaschutzprojekt », pour les villes de Lampertheim, Vierheim et Lorsch. Ce projet a été mené suite à un appel à projet du Land de Hesse (financement de 3 millions d'€). Le but de ce réseau était de prendre des mesures communes afin de favoriser les économies d'énergie, d'augmenter l'efficacité énergétique des bâtiments, et l'utilisation des énergies renouvelables. Les travaux principaux concernaient l'incitation de la population à l'isolation de leur habitat et la formation de personnel en isolation, énergie renouvelable et construction basse énergie.
Ce projet a fait l'objet d'un rapport détaillé, montrant ses réalisations, ses défauts... (que nous allons tenter de déchiffrer...)

Nous raconterons la suite dans un prochain épisode pour ne pas générer d’indigestions de mots chez vous, lecteurs. Sachez tout de même que nous vous dirons comment la piscine municipale est chauffée, quelles sont les activités de l’agence de l’énergie la plus proche (pas à Lampertheim), nous vous décrirons deux projets de communication originaux, … (vous saurez patienter ?)


Des moutons dans le lit majeur du vieux Rhin

Pour finir, comme la mode est au clin d’œil (ici pour le projet Tour Europagro), quelques mots sur ce qui entoure en partie Lampertheim : son agriculture (nous avons pu, avec plaisir, en avoir un aperçu). Les cultures spéciales sont la règles ici (asperge, comme citée précédemment, carotte, salade, épinard, pelouse de terrains de foot, ). (Ce que ne traduisent pas les photos choisies)

Quelques cultures à deux pas de la ville
Mais la production d’énergie est aussi une spécialité des agriculteurs ici. En effet, tous les grands toits des bâtiments agricoles sont recouverts de panneaux photovoltaïques. Etant donné le prix de rachat de l’électricité produite ainsi en Allemagne, ceci s’assimile à un placement plutôt avantageux. Cependant, nous ne savons pas encore si ce sont les agriculteurs eux-mêmes qui investissent dans ces structures. Nous avons aussi eu vent d’un agriculteur du coin qui, en plus d’avoir mis en place une grande surface de panneau, s’est associé à une société de production d’énergie par cogénération. Les deux unités installées fonctionnent avec le biocarburant que produit l’agriculteur, elles sont d’une puissance de 400 kW (pour l’électricité). Cet agriculteur est donc un producteur « d’énergie » ! Nous laisserons Yann et Ambroise réfléchir sur la durabilité de ce type d’exploitation…